Chantiers-écoles

Pourquoi des chantiers-école ?

Ragots (45)Le choix de s’approprier ou de se ré-approprier collectivement les techniques de construction en pierre sèche s’est imposé à nous.
Lorsque l’on se balade sur un sentier bordé de murs en pierre sèche et qu’une pierre se trouve sur le sol, souvent on l’évite (ou on marche dessus  !) sans oser la ramasser et la replacer sur le mur de peur de faire une bêtise.
Chacun d’entre nous est capable de ramasser la pierre et de la replacer là où elle était. Ce faisant, chacun participe à l’entretien du mur qui reste debout. Durant des décennies, durant des siècles, nos anciens ont ramassé là où les pierres tombées sur le sol afin de préserver le mur d’une érosion définitive.
Nous aurions pu choisir de « faire la chasse » aux subventions afin de rémunérer des professionnels pour restaurer le patrimoine en pierre sèche des collines, nous avons fait le choix de chantiers-école pierre sèche collectifs afin de partager un savoir-faire populaire en voie de disparition.

quand et Comment ?

Le troisième dimanche de chaque mois, les bénévoles se retrouvent sur le ou les chantiers-écoles en cours afin de participer aux différentes étapes de restauration d’un mur de soutènement en pierre sèche :

  • défrichage manuel pour aménager le chantier et préserver la construction des racines et autres ligneux
  • terrassement et tri des matériaux (pierres de parement, drain, cailloutis, terre …)
  • reconstruction du mur

Les chantiers-école sont animés et encadrés par les membres de l’association ayant développé une pratique et faisant partager l’expérience acquise au fil du temps.
Pas besoin de gros bras, ni de compétence technique particulière : une paire de gants, un chapeau, des chaussures adaptées et vous pouvez nous rejoindre pour participer à ce projet collectif conduit (presque toujours) sous le soleil et dans la bonne humeur…

Vous souhaitez participer à un chantier-école ? Contactez-nous !

Les dates de chantier à retenir!  calendrier des chantiers écoles 2015-2016

Chantiers en cours

Colline de chaudanne : mazagran

MazagranLe chantier Mazagran a débuté en septembre 2014. Il se situe chez un particulier, sur la colline de Chaudanne en bordure du Doubs. Il s’agit d’une parcelle composée d’une dizaine de terrasses dont certaines sont en très bon état. Sur ces terrasses étaient jadis cultivée de la vigne. Le chantier actuellement mené consiste en la restauration de plusieurs parties d’un mur relativement haut (environ 2 à 3 m) qui par endroit est composé de pierres au format conséquent (> 100kg).
Les opérations de déblaiement et de terrassement sont terminées, la reconstruction est en cours. Certaines parties du mur n’ont pas été encore prises en compte et feront éventuellement l’objet d’interventions ultérieures.

Chantiers passés

Colline de Bregille : les ragots dessous

Ragots (38)« L’un des deux chantiers de l’année s’est déroulé sur un terrain situé… à 300 m à vol d’oiseau par rapport à celui qui nous avait mobilisé en 2014. Ce terrain était resté en nature de pré arboré depuis la disparition des anciennes vignes qui peuplaient le flanc sud de la colline de Bregille jusqu’au début du 20e siècle ; les anciennes terrasses à vignes sont encore très visibles (depuis la Citadelle ou le monument de la Libération), mais si l’on veut replanter de la vigne (objectif ultime !) dans ce lieu-dit « les ragots dessous », il est apparu nécessaire de consolider certaines terrasses affaissées ou risquant l’effondrement.
Trois étages de terrasses ont été privilégiés pour ce faire et le groupe de bénévoles (de 10 à 15 selon les dimanches retenus, de tous âges et des deux sexes) s’est attelé, sur chaque « étage » ainsi choisi, à démolir le mur en mauvais état, trier soigneusement les matériaux ainsi enlevés (terre, pierres et cailloux de différentes tailles), les stocker sous leur bannière (parement, boutisses, etc..) et creuser le flanc de la terrasse mis à nu sur une profondeur de 75 cm, avant de remonter en pierres sèches un nouveau mur s’intégrant à l’existant, tout en respectant le « fruit » et la jonction au mieux des différentes pierres de formes impossibles… sur chaque rang, sans oublier les qualités d’un drain large entre le parement extérieur et les terres arrières…
Les conseils souriants de Muriel et de Marine étaient précieux ! Nous avons par ailleurs été servis par une météo qui avait presque banni la pluie les troisièmes dimanches du mois… et par un enthousiasme du groupe peut être inspiré par le calme des lieux et la vue sur la Citadelle. Repas pris de façon spartiate sur place ou, rarement au cœur de l’hiver, près de la maison située plus haut, à l’abri d’un auvent. « 

Colline de bregille : les hérodes

final Herodes (10)Pour le premier « chantier-école » de l’association, nous avions choisi en 2013/2014, de nous atteler à la restauration d’un mur de soutènement bordant la propriété de Muriel et Luc.
Ce choix s’est fait sur plusieurs critères :

  • le mur bordant leur terrain, et comme il s’agissait de notre premier chantier-école, si sa restauration n’était pas parfaite, ils ne nous en voudraient pas (!).
  • La restauration du mur permettrait, en partenariat avec la ville de Besançon, la réouverture de l’ancien « chemin du facteur », reliant le chemin fourchu au chemin des Ragots. Ce sentier de randonnée ré-ouvert s’appelle aujourd’hui Les Herodes.
  • Le mur de soutènement restauré sur plus de 35 mètres de long serait une très belle et valorisante « carte de visite » pour l’association.
    En effet, aujourd’hui, le mur est admiré non seulement par les randonneurs (1400 personnes lors de la Randonnée de Noël organisée par l’office de Tourisme) et autres coureurs de collines (les traileurs), mais aussi par les visiteurs de la citadelle qui l’admirent depuis le chemin de ronde et la tour du Roi et également par toutes les personnes circulant à pied, à cheval (!) ou en voiture dans le faubourg Rivotte.

Chantiers à venir

Colline D’AVANNE

Colline DE ROSEMONT

Contenu à venir prochainement…

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